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GEMRCN, des obligations qui font débat.

Public présent pour assister à la conférence organisé au CNFPT le 7 février 2011.

A la conférence, organisée au CNFPT lundi 7 février 2011, le SIVURESC est venu présenter son expérience dans la mise en place des recommandations du GEMRCN, édictées en 2007. Elles sont en passe de prendre un caractère obligatoire dans le cadre de la Loi de Modernisation Agricole, adoptée fin juillet 2010.

Cette première conférence, à laquelle a assisté plus d’une centaine de personnes, a mis en évidence le dénuement des structures de restauration des collectivités territoriales en matière d'éducation nutritionnelle. 

 

Dans un premier temps, Gwenaëlle Bizet , chargée de mission à la DGAL  a présenté ce dispositif réglementaire comme une réelle occasion pour les collectivités locales d’investir un nouveau champ de compétence qui répond à des attentes réelles des populations face au creusement inégalitaire des modes d'alimentation.
Puis diététiciennes et nutritionnistes, par le biais de l'exposé de Mireille Pailhon , ingénieur nutritionniste, ont proposé un chantier à long terme pour faire évoluer les mentalités des acteurs locaux en même temps que ceux des convives et de leurs parents.

En préambule de notre intervention, Alain Le Bars , directeur du SIVURESC, a posé le contexte dans lequel GEMRCN et PNNS2 se sont présentés comme des opportunités pour harmoniser les demandes des deux membres du syndicat nouvellement créé.
Magali Bougeard , chargée de communication a ensuite présenté les principaux points d'analyses ainsi que les conclusions de l'audit de la prestation nutritionnelle réalisé courant 2008. Les préconisations édifiantes de cet état des lieux furent le point de départ d'une refonte de notre plan alimentaire pour le mettre progressivement en adéquation avec les recommandations qualitatives et quantitatives du GEMRCN.

En investissant parallèlement les domaines de la communication et de l'animation autour de nos repas, nous avons ainsi voulu réaffirmer le rôle majeur des structures intercommunales dans cette reconquête d'un enjeu de service et santé public.
Eduquer les enfants qui mangent dans nos cantines à bien manger c'est participer à la mission de l'école, c'est leur offrir des chances supplémentaires de réussites.
Là où les petites collectivités se trouvent démunies et à la merci des entreprises privées qui leur proposent des solutions clefs en mains, qui appauvrissent la compétence des acteurs de la distribution, la réappropriation de ce service public à travers des moyens publics partagés les rend acteurs à part entière de la mutation.

Bien évidemment, la légèreté avec laquelle l'état transfère de nouvelles charges vers les collectivités sans contreparties financières a été soulevé, bien sûr on a demandé où en était l'intégration des interdits alimentaires confessionnels dans ce dispositif réglementaire, mais l'essentiel du débat a bien porté sur l'enjeu d'une alimentation saine et équilibrée pour la restauration scolaire en France .

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