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Une réglementation de la nutrition dans les écoles, pourquoi ?

Illustration d'un enfant se faisant servir au self de la cantine.

Le décret d'application et l'arrêté d'application, tant attendus, sur la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire viennent d'être publiés au JO du 2 octobre 2011. 

Ces règles nutritionnelles, préalablement inscrites dans la LMA de juillet 2010, sont applicables immédiatement pour l'ensemble des cantines servant plus de 80 couverts par jour en moyenne sur l'année et au 1er septembre 2012 pour les autres cas. Longtemps annoncées et tant de fois repoussées, elles font suite, aux recommandations issues du GEMRCN, éditées en mai 2007.
Au SIVURESC, l'application des recommandations du GEMRCN s'est faite depuis 2008 avec la mise en place d'un plan alimentaire élaboré par une nutritionniste qui intègre les fréquences de présentation et les grammages des plats pour chacune des catégories d'aliments définie sur 20 repas.  

Le mot du Directeur du SIVURESC :

"Après la guerre, la restauration scolaire a joué un rôle essentiel dans l'amélioration de la santé des enfants car on sortait d'une période de disette et l'état s'était fait un devoir  de corriger cette situation. Au fil du temps, la restauration scolaire est devenue un service que les collectivités territoriales ont rendu à leurs administrés. Parmi les motivations, il y avait le travail des deux parents et la libération des tâches ménagères. 
Aujourd'hui des enjeux de santé publique réapparaissent à travers les actions de l'Europe et notamment le Programme National de Nutrition et Santé (PNNS) et et le Plan National de l'Alimentation. A coté d'ambitions honorables, comme la lutte contre l'obésité et la malbouffe, on peut déceler des objectifs moins avouables comme les concessions aux lobbyings de l'industrie agro-alimentaire.  Il n'empêche que le basculement de la réglementation dans le dispositif européen qui avait privé la restauration scolaire de ses outils nationaux, (nous avons tous encore en mémoire "la circulaire de l'écolier") retrouve avec cette réglementation sa dimension de mission d'intérêt général. 

Loin de favoriser les sociétés de restauration censées disposer de plus de moyens, l'encadrement réglementaire des recommandations du GEMRCN et du PNNS, les mettra sur un plan d'égalité avec les gestions municipales. Gageons qu'ils regarderont maintenant à deux fois avant de brader un service qui constitue désormais une obligation de service public." 

Alain LE BARS 

 Pour aller plus loin : panorama des différentes actions engagées par le Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation en matière de restauration collective.

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